dimanche 31 décembre 2017

Armorial et Nobiliaire de Bretagne


Dernière ligne droite pour L'Armorial et Nobiliaire de Bretagne de Pol Potier de Courcy à paraître aux éditions Yoran Embanner de Fouesnant !

Extraits des deux mille blasons déjà réalisés, voici quelques beaux écartelés :


Un exercice graphique exigeant qui permet également, à travers les meubles anciens et les blasonnements, de se plonger dans l'Histoire bretonne et européenne..


Le meuble figurant en 1 et 4 sur le premier blason est une bouterolle. C'est la partie métallique qui termine le fourreau d'une épée.
Sur le second blason, en 2 et 3, un Pélican.



Quelques figures héraldiques intéressantes :  sur le premier blason, une foi. Sur le deuxième, accompagnant le sanglier : les clous de la passion. Sur le quatrième, on reconnaît la Tête de Maure, mais tortillée et couronnée d'or. La faune figure en bonne place. Sur le sixième blason : le porc-épic, sur le neuvième : des belettes.



Ainsi que la flore. Toutes les espèces d'arbres, de feuilles et de fruits se rencontrent dans l'Armorial.
Feuilles de sauge, de fougère, épines...Sur le sixième blason, trois feuilles de chou. Le huitième blason offre une curiosité : un pommier jetant deux branches, celle de dextre d'or, celle de senestre d'argent.



Et toujours les formes géométriques propres à l'Héraldique : croix potencées et contre-potencées, frettes, carreaux, fusées, échiquetés...



Le premier blason est un papelonné, suite de pièces inspirée des écailles de poissons. Le deuxième est semé de chausse-trappes, un meuble hérité du monde des armes médiévales. Les troisièmes et quatrièmes blasons montrent la différence entre treillissé et fretté ...


A bientôt pour l'annonce du point final !





13 commentaires:

  1. Excellent travail, d'une précision remarquable. Félicitations !

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  2. Merci !
    C'est effectivement très précis. Ça exige une attention soutenue !

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  3. Quel travail titanesque ! Ça mérite une médaille (bretonne) !

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  4. Oui, c'est un travail de très longue haleine !

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  5. Souvent les dessins héraldiques sont compliqués voire peu lisibles ce qui contrevient au but premier du blason qui est d'être identifiable et clair. Vos dessins dans un style épuré sont parfaits et de très bon goût. J'achèterai le livre certainement. Vous êtes un excellent artiste, je vous félicite très sincèrement et vous adresse mes meilleurs vœux pour cette année 2018.
    G.H de Nantes

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  6. Merci beaucoup pour le compliment. Représenter un objet par son signe est parfois simple, parfois une vraie difficulté.

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  7. J'avais bien aimé "l'Europe aux mille blasons" (Yoran éditeur), merveilleuse promenade dans notre pays réel, celui des régions et des peuples, construit dans une perspective dynamique. Mais là, le projet me paraît sans intérêt autre que graphique (très réussi au demeurant).

    La plus grave injure qu'on ait faite à l'héraldique, comme art et comme pratique, et qui a causé sa marginalisation, c'est son enfermement dans le micro-milieu des prétentions nobiliaires et tout ce qui va avec.
    L'astiquage du blason est une spécialité des classes finies. Réfugions-nous dans nos armoriaux et nos généalogies (en cachant nos mésalliances, car après tout...), et coupons-nous un peu plus des signes vivants.

    Que de temps perdu pour quelques familles ! Si encore les descendants agissaient pour la Bretagne ! Mais de ce côté-là, c'est plutôt la réaction française qui l'emporte, pour ce qu'il en reste. Une sorte de ghetto, en somme.

    Or, ce n'est pas là que se trouve l'avenir de l'héraldique, art européen par excellence, mais dans ses usages communautaires. Tout ce qui contribue à conserver à l'héraldique le caractère de classe que les autorités royales françaises lui ont infligé à partir de Louis XIV (blasons tarifés), encourage le rejet et l'indifférence. Ou bien porte à une envie injustifiée et mesquine.
    Rappelons-le : le droit d'armoiries était libre à l'origine (les armoiries bourgeoises étaient bien plus nombreuses que celles du premier Ordre).
    Les blasons, c'est avant tout le droit pour chacun de représenter, de signifier, d'imager sa lignée (quelle que soit son extraction), sa communauté, son métier, son pays, par des signes d'appartenance.

    Une réédition à l'identique du recueil de Potier de Courcy tiré de la naphtaline, avec des pages de corrections érudites pour dix personnes, eût suffi.

    N'y a-t-il pas dans le domaine du signe et du graphisme des oeuvres plus importantes à construire (y compris dans le style héraldique) ?

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  8. Tout d'abord, merci pour votre compliment sur le graphisme.

    Concernant maintenant l'Armorial et les questions que vous soulevez :

    Le titre est justement "Armorial et Nobiliaire" de Bretagne.
    Les deux ne se se confondent pas.
    Sous l'Ancien Régime, la moitié seulement des blasons figurant dans le grand armorial appartiennent à des nobles.
    Dès le XIIIe siècle l'héraldique concerne des personnes morales (Villes, Provinces, aussi corporations) et dans les personnes physiques les trois ordres sont représentés. Il y a donc une héraldique ecclésiastique, nobiliaire et finalement roturière (artisans, bourgeois).
    La seule interdiction faite aux non-nobles (par une ordonnance royale). est de timbrer leurs armoiries (placer un heaume au dessus du blason). Le timbre est réservé à la caste guerrière ce qui est tout à fait logique.

    Si l'Héraldique est marginalisée, je ne pense pas que ce soit le le fait de la noblesse.
    Ne faut-il pas plutôt y voir le rôle de la révolution française qui s'est attaquée à cette discipline de façon arbitraire ?
    L'Héraldique est-elle marginalisée en Allemagne, en Italie, en Suisse ? Dans les pays de l'Est ?
    Ne faut-il pas non plus voir les effets néfastes de la logomanie et d'un esprit anti-tradition en général propre à la France ?

    Pour terminer, la question de la noblesse, de son rôle bon ou mauvais, peu importe, n’est pas le sujet.
    Rééditer un armorial a un but historique, et graphique effectivement.
    D’autres œuvres plus importantes ? Pourquoi pas ! A vous de les proposer !

    Bien cordialement,
    MM

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  9. il faut dire en effet que la France, où l'on aime tant les logos et autres produits, est depuis très longtemps, sinon depuis son origine, une sorte de centrale anti-européenne.

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  10. Les logos sont parfaits pour des produits commerciaux. Il y a d'ailleurs de très beaux logos. A noter, que souvent, dans ce cas, ils s'inspirent ou sont des prolongements de l'Héraldique. Alfa Romeo, Porsche, Peugeot... En revanche, ils ne conviennent absolument pas pour représenter une collectivité territoriale, commune ou terroir, riche d'une Histoire multicentenaire, ni une corporation.
    Ajoutez en plus une grande médiocrité graphique à ces logos de villes ou départements et vous obtenez un parfait instrument de crétinisation des peuples

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  11. Je ne peux pas laisser écrire cela sans rappeler l'élection particulière de la France, renouvelée par le voeu de Louis XIII. Hors de son contexte nobiliaire, sa Foi et son Etat, en un mot sans notre nation Française, dont la continuité depuis nos premiers souverains jusqu'à nos jours est avérée, l'héraldique n'est rien. Certes vous faites de belles choses avec vos blasons provinciaux, mais ce qui compte avant tout c'est l'unité de notre territoire et la défense de nos emblèmes : les fleurs de lys, notre coeur chouan qui devrait être le seul signe nantais, le bleu-blanc-rouge issu de la ville de Paris, et nos institutions. Le reste doit s'ordonner autour.

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  12. Cher Monsieur,
    L'Héraldique n'est pas spécifiquement française et n'a que peu à voir avec le vœu de Louis XIII.
    Il s'écrit parfois des choses curieuses sur ce blog !

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